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Respect d'autrui


Le respect est la forme de reconnaissance élémentaire de l’autre, de son droit à la vie et de son droit à une expérience différente de la nôtre.

Depuis la conscience unitaire, nous savons que nous sommes le même Être essentiel, incarné dans des multitudes de facettes vivantes singulières et différentes. En tant qu’espèce humaine, nous sommes juste un fragment de Son expérience. L’autre est le semblable, in lakesh, « tu es un autre moi ».

Nous faciliterons cette compréhension en reconnaissant, en soi comme en l’autre, la part humaine et la part divine. Part humaine limitée par les sens, les conditionnements et les filtres mentaux et émotionnels, part divine – Conscience, Présence, Puissance – animant l’expérience derrière les voiles de l’illusion.

L’IMPARTIALITÉ

Le respect n’implique pas un positionnement hiérarchique. Tous sont respectables et tous ont à être respectés, même si nous ne sommes pas d’accord avec leurs positionnements ou comportements.

Dans ma compréhension, le respect d’autrui n’est pas issu de l’admiration ou de la tolérance. Le respect est neutre, alors que l’admiration et la tolérance impliquent une inégalité.

Il reconnaît la VALEUR de chacun et abroge les comparaisons/rivalités/mises en concurrence, qui ne respectent aucune des parties mais entraînent dans des impasses (je ne crois pas à l’émulation par la rivalité pour générer des relations saines).

Il permet le partage de l’espace, l’acceptation d’une place pour chacun, de respecter la liberté de chaque être humain dans la manière dont il expérimente. Ce qui n’empêche pas de s’exprimer et d’exposer son point de vue, mais pas dans le pouvoir-sur.

L’impartialité aide aussi à dépasser les aversions et préférences. C’est le prélude à l’Amour inconditionnel, qui ne se base pas sur le niveau du factuel mais sur la profondeur. Elle s’accompagne de l’appréciation, qui passe un seuil qualitatif par rapport à la tolérance.

L’impartialité se goûte lorsque nous sommes traversé par l’Amour qui pulse en nous et qui déborde tout autour, faisant de nous un Soleil qui rayonne sans se poser la question de savoir qui profitera de sa lumière, de sa chaleur et de son feu.

LE DISCERNEMENT

Le discernement aide à ajuster, à reconnaître et voir en l’autre autant le divin que l’humain, la part faillible, imparfaite.

Tout en laissant l’Amour circuler à travers moi, je cultive la lucidité tant vis-à-vis de mes réactions, que vis-à-vis des actes et positionnements d’autrui.

Quand on reste aligné sur le respect, le regard lucide ne génère pas d’amertume ni de rejet. La patience et l’acceptation nous aident à surmonter les déceptions et frustrations.

Dès qu’on cesse de respecter quelqu’un (par des sentiments de déception, d’indignation, l’impression d’avoir été trahi ou trompé ou traité injustement, par exemple), on fait descendre notre propre vibration.

Il peut être une épreuve de se confronter à des personnes commettant des actes irrespectueux. Peut-on continuer de les respecter ? De mon point de vue, cela est essentiel pour ne pas se laisser entraîner vers le bas, pour que l’irrespect ne remporte pas « la partie ». Les respecter ne signifie pas les cautionner. Il s’agit de respecter les êtres, et pas les actes irrespectueux.

Positionné dans le Cœur, voir une situation depuis la perspective globale et le point de vue de tous les acteurs. Reconnaître le divin en chacun, savoir que la Présence divine est en germe en chacun, malgré les apparences de surface, et valoriser cela, favoriser cela, œuvrer à le révéler.

RESPECTER MÊME L’IRRESPECTUEUX

Comment respecter quelqu’un que l’on considère irrespectueux ? qui commet des actes inadmissibles pour nous ?

Que ce soit dans notre environnement direct ou plus loin dans le monde, il nous arrive d’être confronté à des personnes dont le comportement est précisément irrespectueux envers le vivant : les autres humains, les règnes, etc. C’est même la norme actuelle dans les actes globaux de l’humanité avec les dirigeants des États et des multinationales qui prennent des décisions basées sur la pulsion de mort à de nombreux niveaux, détruisant, maltraitant et empoisonnant eau, air, terres, plantes, animaux et hommes.

Ici se pose la question de la réponse à cette violence. Devons-nous réagir ? Avons-nous le droit et la capacité de faire évoluer la situation ? Prendrons-nous les mêmes armes que celles de l’irrespectueux ?

J’ai posé dans un des textes précédents la décision d’innocuité, d’abandonner toute intention de nuire à quiconque ou quoi que ce soit. D’observer en nous ce qui nous fait réagir et comment nous réagissons, et de maîtriser cela.

La réactivité émotionnelle conduit à la loi du Talion ; semence de toutes les guerres.

Quand nous savons que nous sommes des facettes du même Être, nous comprenons que cette stratégie est une stratégie auto-immune, d’autodestruction, et qu’elle n’est pas raisonnable, souhaitable ni appropriée.

Nous devons franchir un palier de discernement et de positionnement.

Il est nécessaire d’allier l’impartialité, l’Amour inconditionnel ; au discernement, à la lucidité qui permet de distinguer en chaque occasion la justesse et la vérité globale d’une situation.

Ne pas respecter, mépriser un autre ne produit pas de réponse appropriée pour faire cesser la situation qui nous dérange, mais au contraire la renforce.

Nous devons remplacer la violence par l’amour. Avec la présence qui accepte de traverser l’épreuve, d’être confrontée à des situations qui ne sont pas respectueuses. Avec la conscience lucide, qui discerne, qui voit la globalité, les tensions à l’œuvre, les niveaux de conscience des uns et des autres, à quelles pulsions ils sont soumis. Avec la puissance de rester centré, connecté à l’Essence et à l’énergie Amour/pulsion de vie qui neutralise les charges et harmonise toutes les situations.

L’humanité est filtrée en différents niveaux de conscience. Ces différents niveaux de conscience se vivent non seulement dans l’humanité comme collectif mais aussi en chacun des êtres humains, qui passent d’un niveau de conscience à l’autre sans toujours s’en rendre compte, au gré des situations, des perturbations et des provocations.

À un certain niveau, les êtres sont régis par leurs pulsions et leurs conditionnements, par la reproduction et la réactivité émotionnelle. Cela engendre de la violence envers le vivant tant que la conscience n’est pas déployée dans une perspective élargie et de soin au vivant. J’ai parlé longuement déjà des pulsions de mort (pouvoir-sur) et de survie (impuissance), qui dominent les expériences de ceux navigant principalement dans ces niveaux de conscience.

Mais nous ne sommes pas limités ni contraints de vivre cela, l’être humain a des potentiels d’amour, de coopération et de sagesse immenses, qu’il doit mettre en œuvre, par l’intérieur, en lui-même en premier lieu avant de vouloir changer l’extérieur. Ici encore il y a un sens, une spirale centrifuge, qui démarre du centre et se projette vers la surface.

Le respect est une fréquence-seuil, pour commencer à s’extraire du paradigme de la prédation et de la soumission à la loi du Talion. Il pose une base sur laquelle s’appuyer et se recentrer lors des situations délicates.

Le respect d’autrui implique l’HUMILITÉ : je ne connais pas le parcours des autres, pourquoi ils adoptent tel comportement et si je ne l’ai pas adopté moi-même de manière inconsciente en d’autres occasions. Ne jetons pas la pierre, ne cherchons pas de bouc-émissaire, ne distribuons pas de bons et de mauvais points car nous ne sommes pas qualifiés pour cela.

Comment changer de niveau de conscience, en soi, et ancrer le nouveau palier ?

Il est intéressant de se représenter le cadre d’une expérience comme un circuit, une boucle, un cycle, un parcours (plus ou moins labyrinthique). Pour changer la qualité d’expérience, de niveau de jeu, il faut en avoir fini avec le niveau actuel. Il faut avoir épuisé le thème et ses variations. Ce que cela signifie est que pour passer véritablement un palier et ne pas revenir sur l’ancien, il faut que tout, en nous, soit d’accord pour passer ce palier, qu’il y ait une convergence et une résonance harmonique internes.

Nous ne pouvons mettre la charrue avant les bœufs, vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, etc. Cela signifie qu’il nous faut respecter les rythmes, les nôtres et ceux d’autrui. Respecter aussi qu’il y a des temps, sur ce plan, entre la conscientisation et la manifestation.

L’équanimité en tant que sécurité intérieure permet de ne pas se sentir menacé par les positionnements de l’autre, ses pensées, ses actes, ses incohérences.

Quand mon centre est solide, même si les autres tanguent ou agissent contrairement à ce que je considère comme juste ou respectueux, cela ne m’affecte pas fondamentalement. Je peux éprouver des émotions, me remettre en question si ce que je vois fait miroir en moi, mais sans subir l’énergie de l’autre comme un raz-de-marée qui a le pouvoir de me noyer.

La sortie de la loi du Talion passe par la maîtrise de notre propre violence interne. Cette maîtrise ne signifie pas refouler notre agressivité ni nos désirs, mais de les conscientiser puis de canaliser leur énergie, la neutraliser et la réaffecter en la soumettant à la volonté divine à travers nous, depuis le pouvoir du Cœur énergétique sur notre expérience et nos choix. Passer de l’énergie à l’information.

Retrouver l’Un, accepter que l’expérience humaine a connu cette traversée prédatrice, destructrice, irrespectueuse, en assumant sa part à son niveau individuel, sans culpabiliser, sans se séparer, se dissocier, mais décréter que cela est achevé, épuisé et le révoquer.

Foi que la prédation n’est pas l’expression de la nature humaine par essence, et que nous avons la possibilité de faire évoluer l’expérience. La nôtre, individuellement tout d’abord par l’évolution intérieure, le déploiement de la Conscience, l’accueil de la Présence et la maîtrise de la Puissance. Et aussi, à terme, l’expérience collective.

En chacun doit mûrir et éclore la décision de ne plus participer à la prédation, et d’œuvrer à créer un autre paradigme de comportements et relations humaines.

PACIFICATION ÉMOTIONNELLE

Les émotions sont une immense richesse de l’expérience humaine, et nous devons prendre soin de notre santé émotionnelle, et de ne pas être gouverné par leurs déferlantes. Elles ont du pouvoir sur l’entièreté de notre structure, car elles agissent sur le corps physique à travers les décharges hormonales (adrénaline, cortisol pour les émotions de stress, mais aussi tout le panel des hormones de bonheur), et sur le corps mental en se liant aux mémoires traumatiques et souffrances non résolues.

Lorsque nous sommes accro à l’émotionnel et ses sensations fortes, obligés de réagir à toute provocation ou stimulation sans le moindre recul, nous sommes hautement manipulables et parés pour devenir de « bons soldats » d’une guerre qui ne tuera jamais ceux qui l’ont fomentée dans les coulisses, pour leurs intérêts qui ne sont certainement pas ceux du vivant…

L’émotionnel ne doit pas gérer et diriger nos vies, nous dominer, nous déborder.

C’est pas l’émotionnel qui nous gère, mais nous qui gérons les émotions.

Libérer les tensions, neutraliser les charges, toujours revenir au Cœur, se retirer quand c’est nécessaire. N’alimentons pas les pulsions de mort et de survie, utilisons leur énergie pour l’œuvre qui nous anime.

Agir depuis le Cœur et ne pas réagir depuis la peur.

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