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« Je suis dans ce monde, mais pas de ce monde »


Cette phrase tirée de l’Évangile et attribuée à Jésus le Christ est souvent employée dans des écrits spirituels. Je souhaite aujourd’hui préciser qu’elle peut avoir plusieurs sens, et je nous invite à nous positionner face à cela.


Quand je l’entends en moi, me vient tout d’abord la vision globale et élargie.


JE SUIS L’ESPRIT AVANT LA FORME

Mon essence éternelle et inaltérable est l’Esprit, l’Être.

Mon expérience ponctuelle, partielle et impermanente est une forme.


En tant qu’Esprit, je me projette dans une multitude de formes qui constituent l’expérience de la Création. J’interviens dans ces formes, mais je n’y suis pas identifiée.


Cette compréhension est une vision unitaire, qui m’aide en tant qu’être humain à intégrer mon axe vertical éternel et essentiel, reliant la Terre et le Ciel, et à accueillir et accepter mon plan et mes axes horizontaux, impermanents et uniques dans leur singularité.


Dans ce positionnement, j’accueille, j’accepte, j’accompagne et j’accorde tout ce qui se présente dans ma vie, dans la compréhension que je suis une fractale du Tout créateur, qui n’est pas isolée mais reliée, et dotée des qualités de Conscience, Présence, Puissance.


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Mais en creux, cette phrase recèle une vision inversée, séparatiste, duelle, qui sert le plan astral dans sa mainmise sur nos expériences.


JE ME SENS COINCÉE DANS CE MONDE MAUVAIS ET JE VEUX ME BARRER


Elle exprime un refus d’incarnation. Dans cette autre manière de la comprendre, l’être se sépare, refuse l’expérience et s’en dissocie.


Ce qu’il voit du monde est en grande partie intolérable pour lui, mais il ressent de l’impuissance à le changer. Il ne reconnaît plus les autres êtres humains comme ses frères et ses semblables. Il condamne leurs comportements qu’il ressent comme inadmissibles, intolérables, sans voir que son jugement est de la même nature séparatiste que ce qu’il rejette, et qu’ainsi il entretient le système.


Il s’enferme dans un sentiment d’être différent, de ne pas avoir sa place ici et se déresponsabilise. Cette « rébellion » révèle une forme d’immaturité et d’absence de souveraineté intérieures.


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Nous sommes parties du TOUT. Dans cette forme humaine et ce temps, ce monde, nous sommes envoyés pour vivre notre expérience.


L’ailleurs, nous y sommes aussi, déjà, toujours, mais dans d’autres formes.


Notre interface humaine partielle est « la base » de cette expérience. Nous pouvons œuvrer à l’élargir, repousser ses limites, déployer ses potentiels, mais pour cela il faut ACCEPTER de s’engager ici, malgré ce qui ne nous convient pas. Notre œuvre doit s’appuyer sur le OUI à l’expérience, sur la FOI PROFONDE en l’UNITÉ et sur notre participation à faire vivre cette unité dans tous les aspects de notre existence. Si nous nous engageons depuis le refus, l’envie de « se barrer », nous travaillons pour la séparation et la pulsion de mort, et finalement nous entretenons ce monde qui nous déplaît tant.


C’est le paradoxe vécu par l’expérience cathare. Dans leur vision duelle du monde impur et « mauvais », ils aspiraient en premier lieu à la pureté et la sortie de l’expérience incarnée, tellement qu’ils ont attiré et vécu le bûcher du feu purificateur…


Pourtant leur expérience ne fut pas stérile, elle nous offre de nombreuses clés : elle fut fertile pour nous qui venons après dans le fil linéaire. De leurs cendres fleurissent de précieux enseignements, utiles à notre présent. (voir le texte sur les enseignements cathares à venir).

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