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DÉVOILER LE PRÉDATEUR EN SOI


Dans cette nouvelle série d’articles à venir, je vous propose un voyage au centre de soi pour voir en face, en transparence, les mécanismes de prédation qui se jouent à l’intérieur de nous-même.

Il est tellement facile de voir le prédateur à l’œuvre chez un autre !

Et pourtant, cette logique est infiltrée dans toutes les psychés, implantée dans tous les génomes et pour s’en libérer, il faut d’abord en prendre conscience, la voir en face puis choisir d’y renoncer et de ne plus la nourrir.

La logique de prédation, c’est la logique du diable, du « diabol », celui qui sépare, le grand illusionniste qui veut nous faire croire à la séparation.

Le « prédateur » en chacun est un ensemble de programmes, relié au plan astral et à l’inconscient collectif humain, visant à siphonner notre énergie et à nous influencer, nous coupant de notre unité, de notre humanité divine. Le plan astral est la chape de plomb qui voile, brouille et déconnecte.

Le but du prédateur : se nourrir de l’énergie de son hôte : son attention, ses émotions, ses pensées, ses relations, ses expériences, ses créations.

Le prédateur n’est pas doté de potentiel créateur, c’est un parasite manipulateur qui profite de celui qu’il influence, la plupart du temps à son insu.

La logique de prédation est insidieuse et se cache, est voilée à notre entendement. Souvent même lorsque nous pensons, croyons, proclamons être plein de bonnes intentions, le prédateur va nous inonder d’arrière-pensées, de motifs cachés, de fantasmes, afin d’interférer dans notre expérience et de la contrôler pour ses appétits. Les principales : la peur du manque, le désir, l’intérêt personnel, la volonté de contrôle et de pouvoir-sur.

Il ne se confond pas avec l’ego, qui dans ma compréhension est un gardien de notre interface humaine, le garant de la survie (fonctionnant sur la pulsion de survie). Le prédateur est basé sur la pulsion de mort. Son intention est le pouvoir-sur l’être humain qui l’accueille, la plupart du temps malgré lui.

Le prédateur est une logique mentale très sournoise. Il va tenter de faire croire qu’il fait partie de nous, de notre caractère, de notre identité personnelle. Il va tenter de se faire passer pour nous, tout en se cachant derrière des masques de respectabilité et d’honorabilité.

Dans de rares cas, il est accepté consciemment par l’être humain qui l’héberge et nous avons alors affaire au prédateur désinhibé, qui s’exprime en pleine lumière.

Très important à comprendre : l’être humain n’est pas un prédateur : il est manipulé et contrôlé par des formes-pensées prédatrices ayant leur origine dans le plan astral. Ces formes-pensées seront vues par certains comme des programmes, des implants, des entités, des sous-personnages, des conditionnements. Le voir et le mettre à distance, décider de ne plus le nourrir et ne plus jouer son jeu, est une étape fondamentale pour se libérer de son emprise.

Le prédateur n’est pas sexué : il influence autant d’hommes que de femmes, même s’il utilise parfois des arguments sexués et sexistes pour se faire valoir. Tout est bon à prendre pour lui, il n’a aucun scrupule moral et essaiera de tenter tous et toutes.

Le prédateur va s’incruster partout où il n’y a pas de conscience en nous, partout où nous sommes dans des zones confuses, des points faibles, dans un manque de cohérence et de responsabilité.

Et là il va œuvrer à nous faire croire séparé du vivant, du flux, du flow, de la connexion essentielle. Il va tenter de nous tenter, de nous emmener dans des histoires interminables qui nous extraient de la réalité harmonique et simple du vivant.

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QUELQUES EXEMPLES DE PRÉDATION ORDINAIRE :

Comprenez bien que je parle ici de rôles que le prédateur tente de nous faire endosser, car quand on joue sa partition, il se nourrit de notre énergie, de notre expérience, de nos relations, de nos créations. Dès que nous cessons de jouer à ces rôles et que nous reprenons notre pouvoir, il perd de son ascendant.

Les buts du prédateur, quel que soit le rôle : capter les ressources ! L’attention, l’argent, l’énergie, l’affection, la peur… et nous faire croire à nos rôles et histoires séparées, nous basculer dans l’énergie de séparation.

Le séducteur / la séductrice. Sa tactique : attiser le désir et le fantasme.

Le pirate. Sa tactique : harponner et passer en force en ouvrant des espaces sur les « territoires » d’autrui.

Le rebelle. Sa tactique : saboter les expériences d’autrui, sous couvert de ne pas se conformer à un cadre établi.

La sirène. Sa tactique : rendre confus et attirer dans son île les naufragés égarés.

L’exigeante : le cas typique, en couple, où une femme se charge de plein de choses qu’elle a décidées toute seule, puis essaie de refiler la moitié de ces choses à son compagnon comme s’il lui était dû qu’il s’en charge, alors que cela ne lui correspond pas nécessairement, à lui, et qu’elle ne lui a pas demandé son avis ! Sa tactique : le chantage affectif et les ultimatums.

La mère surprotectrice. Sa tactique : interdire à ses enfants de prendre le moindre risque de vivre une expérience qui ne lui convient pas, à elle.

Le patriarche macho. Sa tactique : bien perché dans son mental, le cœur sec, il donne ses leçons en se posant comme garant social, alors qu’il est complètement à côté de la plaque.

Le jedi passé du côté obscur de la force. Sa tactique : depuis les plans subtils, il entre par effraction dans les espaces subtils des autres et tente de les contrôler psychiquement et énergétiquement.

Le vampire. Un grand classique. Il s’approche, s’accroche et ne vous lâche plus, jusqu’à ce que vous soyez contraint à une forme d’impolitesse sociale pour l’éloigner un peu, ce qui lui permettra de basculer dans la victime maltraitée et mal-aimée.

Le scénariste. Celui-ci fait des projections sur vous et aimerait bien que vous vous conformiez à ce qu’il voit de vous. Il se contrefiche de qui vous êtes véritablement et de vos choix, ce qui l’intéresse, c’est son film personnel, et comment vous embarquer de gré ou de force dedans.

L’usurpateur / usurpatrice. Le prédateur ne peut pas créer. Il aime faire endosser des rôles à son image, de celui qui fait semblant, qui se prétend, qui paraît mais ne vibre pas et n’a pas intégré ce qu’il essaie de faire croire à l’extérieur.

Celui/celle qui a toujours raison, et qui dans le rôle du sauveur essaie de nous contraindre à agir comme il le souhaite et le projette… pour notre bien, évidemment !

Le plaintif / la plaintive : tant de bénéfices secondaires espérés à raconter ses interminables souffrances : de l’attention, du réconfort, de l’indignation contre les « méchants du film »…

L’avide = la personne en attente : de reconnaissance, d’amour, de quelqu’un qui s’occupe d’elle, d’argent, de temps, de témoignages affectifs.

La rivale. Sa tactique : faire la course pour atteindre la première sa ligne d’arrivée imaginaire. Depuis la comparaison, elle alterne entre sentiments de supériorité et infériorité, évaluant, surévaluant, dévaluant ses paires entre admiration et mépris, autodénigrement et besoin de validation extérieure.

La commère médisante. Sa tactique : dire du mal d’autrui pour un triple gain. Ce faisant, le prédateur se nourrit sur celui dont on a médit, sur celui qui a été obligé d’écouter la médisance, et naturellement en premier lieu sur celui qui s’est laissé tenter à médire !

Le sorcier/la sorcière. Sa tactique : depuis la manipulation des forces du monde invisible, contraindre la réalité d’autrui.

L’empereur. Sa tactique : être omniprésent, occuper tout l’espace et capter toute l’attention lors d’une situation.

L’ogre. Sa tactique : manger, dévorer. Insatiable, il lui en faut toujours plus et il ne sait pas s’arrêter.

J’exagère bien sûr ici les rôles jusqu’aux clichés, mais c’est pour les dédramatiser et montrer combien ce sont des jeux, des jeux de pouvoir et de rapports de force et de transferts énergétiques. J’insiste surtout que si victime il y a, c’est en premier lieu l’être humain qui est en train de jouer le rôle que le prédateur lui fait jouer ! Avant de condamner autrui pour les rôles sociaux de prédation qu’il endosse, nous devons être transparents en nous-même. Accepter de voir même si c’est pas très reluisant, même si on découvre sa propre naïveté, ses zones troubles, ses espaces de connivence. Au moins, quand c’est vu, on peut reprendre la main, son pouvoir-de, et choisir les rôles qu’on joue, ou pas. Choisir de continuer ces histoires, ou de se remettre au centre, au Cœur, dans la tranquillité et la simplicité, laissant chacun dans sa responsabilité et sa propre connexion interne au divin. Comme me l’a très joliment exprimé une amie chère, pouvoir enfin, depuis le Cœur, dire tranquillement « Adieu ! » au prédateur, hé hé !

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Les prédateurs adorent jouer entre eux !

Spéciale dédicace et proposition de discernement à tous ceux qui s’embarquent dans des « résolutions karmiques » et autres « relations de flammes jumelles »… Les prédateurs guettent : ils raffolent de ces jeux de rôles dans lesquels ils seront experts à vous manipuler et vous faire fantasmer à fond !

Comprenez bien que la logique prédatrice, séparatiste dans le sens où elle veut faire croire à l’être humain qu’il est séparé de sa source divine, de son pouvoir créateur et des autres formes de vie, est dans une logique de clan. Même s’ils semblent s’affronter, les prédateurs de deux adversaires sont tous deux en train de se nourrir de la guerre !

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Autre terrain de jeu propice à la prédation : la triangulation bourreau, victime, sauveur.

Soyez très vigilant avec ces affectations et les tentations en vous à endosser tel ou tel de ces rôles au fil d’une relation. C’est la spécialité du prédateur, qui saura manger à sa faim quelle que soit la place que vous acceptez de prendre en ce triangle.

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Bonus :

Comment reconnaître si quelqu’un veut nous entraîner dans une relation prédatrice ?

Une bonne chose à connaître pour démasquer un prédateur en goguette chez un autre, qui aimerait bien nous entraîner dans son petit jeu. Si la relation nous pousse à des réactions de proie :

– fuir/éviter ;

– combattre/riposter ;

– être figé/sidéré/ne plus pouvoir bouger.

Nous pouvons être certain que l’autre est alors sous l’emprise d’un prédateur interne. À nous de nous positionner clairement et consciemment depuis notre centre, et de ne pas offrir les signaux de réaction attendus.

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Lorsqu’on a clarifié cela, TOUT se simplifie et s’harmonise et la qualité de la vie est totalement différente ! ça vaut la peine de traverser ces marécages…

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