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Renoncement au poison

 

Élixirs-vertus-piliers ORIGINE et VITALITÉ

 

De l’Unité, qui est hors temps, hors espace, hors quantité, hors qualité ; depuis cette Unité qui préside à toutes choses et qui contient toutes choses, qui est à la fois une totalité et une éternité, une plénitude infinie de toutes informations et de toutes formes, et également l’antériorité de ces informations et ces formes ; depuis ce mystère initial jaillit, à un « moment », par un seuil à la fois brutal et précis (physiquement le seuil tachyonique), jaillit un ensemble d’informations qui se combinent pour caractériser un être. Ça, c’est ce qui va constituer notre Origine. L’Origine ici entendue correspond à l’ensemble des caractéristiques qui nous sont données, au commencement de notre existence. On va les trouver répercutées dans notre génome, dans notre ciel astrologique, dans nos empreintes digitales, dans l’iris de notre œil, dans la composition de notre sang, dans le timbre de notre voix…

 

Cette singularité, cette ipséité que l’on va trouver dans l’Origine, va faire que nous ne sommes pareils à nul autre. Depuis le Tout indifférencié, plein et incommensurable, nous arrivons défini, limité, précis, conditionné, agencé de multiples facteurs qui vont constituer notre singularité. Cette Origine est à la fois une graine – en train de germer grâce à la Vitalité –, et un programme de réalisation épanouie : dans l’Origine il y a tout ce qu’il faut pour réaliser, mais il y a aussi la promesse et la nécessité de réaliser ce programme à travers le parcours de l’existence.

 

Dans l’Origine est inscrite une forme de « destin », une destination, ne serait-ce que par la caractérisation des données. C’est exactement à cet endroit-là que nous pouvons nous connaître, nous comprendre en tant que potentiel humain, doté d’une certaine forme de pureté dans son unicité singulière, et le projet divin est qu’on accomplisse ce programme qui nous constitue.

 

Le deuxième élixir est la Vitalité : l’accès immédiat et permanent à l’énergie nécessaire, issue de l’Unité, pour accomplir notre promesse divine, notre programme espéré par le Créateur, par la créature créateur que nous nous sommes promis de devenir.

 

La prise de poison, l’emprise toxique, empêche l’accomplissement de ce programme dans l’oubli de l’Origine et l’amoindrissement de la Vitalité.

 

POURQUOI PRENDRE LE POISON ?

 

Il y a plusieurs explications possibles, qui se combinent et s’entremêlent.

 

Cela part souvent d’un endroit dans l’être humain qui refuse l’incarnation et méprise la vie. Qui refuse la difficulté d’un programme exigeant et aussi qui, pour se conformer à la médiocrité ambiante, va accepter de s’abîmer, de s’aliéner partiellement, et notamment par l’ingestion de substances énergétiques, alimentaires, émotionnelles, relationnelles, psychotropes toxiques : tout un ensemble de substances qui vont l’affaiblir, l’altérer et l’éloigner du programme de réalisation de son être.

 

Pourquoi les êtres humains s’empoisonnent-ils ? Pour une part c’est inconsciemment, par ignorance, par inadvertance, par mimétisme, par conformisme, mais pour une autre part c’est conscient. Il y a d’une part un mépris du corps ; il y a d’autre part le réconfort de la dégradation. C’est un paradoxe mais les béquilles empoisonnées permettent d’oublier l’œuvre à accomplir et l’effort demandé. C’est quasiment un endroit de rébellion de choisir de s’empoisonner : de rébellion contre l’harmonie, contre la santé, contre la beauté, contre la pureté. C’est un espace qui dit : « je préfère me résigner à m’amoindrir que de risquer de vivre l’intensité que je suis ». Le poison enlève l’intensité réelle (la pureté de l’Origine et la puissance de la Vitalité) et lui impose un succédané.

 

Le poison est pris dans l’espoir paradoxal de cacher la médiocrité et d’empêcher la grandeur.

 

Cacher la médiocrité notamment avec les substances psychotropes qui vont égayer artificiellement et provisoirement, et avec des conséquences délétères sur l’entendement ; pour euphoriser ou embellir illusoirement la vision. Et donc ainsi masquer les contraintes inhérentes aux conditions de vie entropiques, car sur Terre nous sommes soumis à l’entropie de la matière, à une organisation terrestre matérielle qui s’altère, qui est prise dans le temps et dans les contraintes des frottements des forces entre elles.

 

Cela demande du courage de maintenir sa pureté dans le temps. La prise de poison signe alors la rébellion et la démission, la résignation à ne pas s’accomplir en se sabotant soi-même. La prise de poison affaiblit la Vitalité : elle abaisse nos manières de réguler les flux d’énergie et d’avoir accès à l’énergie saine, disponible dans la nature vivante.

 

DÉPENDANCE ET PACTE DE DIVERSION-DÉMISSION DU RÉEL

 

Le recours au poison est aussi une tentative de masquer l’angoisse de vivre et la peur de mourir, d’apaiser l’anxiété, de s’évader dans un ailleurs, de se détourner de Sa Voie.

 

Souvent la prise de poison occasionne une dépendance, qui s’instaure, et avec elle la croyance qu’on ne va pas pouvoir en sortir, que c’est foutu et une résignation à devenir en quelque sorte une chose de ce poison, en soumission à ce poison, sous emprise, et un renforcement de la croyance d’impuissance, d’indignité et d’une dévalorisation de soi. Cela crée un cercle vicieux qui accélère la dégradation et la démission. Cela entraîne davantage d’angoisse et davantage de besoin de faire reculer l’angoisse, notamment par l’ingestion des substances toxiques.

 

Que ce soit une addiction à des substances, une greffe à un téléphone ou une dépendance affective, cela se rejoint dans la soumission à quelque chose qui nous détourne, nous décentre et nous altère.

 

QUELS SONT LES BÉNÉFICES ESPÉRÉS DU POISON ?

 

S’abrutir, c’est-à-dire se dégrader, s’amoindrir, et en faisant cela espérer mieux supporter les difficultés et échapper à l’effort. Il y a une sorte de pacte avec la mort et la morbidité dans le fait d’accepter de s’empoisonner, que ce soit au niveau individuel ou au niveau des normes sociales. Les êtres humains de notre époque sont souvent dans un profond mépris de la vie. Qui dit mépris dit méprise : il y a une erreur, un péché d’empoisonnement.

 

Le bénéfice secondaire espéré est l’OUBLI : de ne plus se rappeler pourquoi on est là, et s’exonérer de l’effort, vivre « en touriste ».

 

La démission c’est renier sa mission. Depuis un point de vue spirituel qui missionnerait l’être humain à remplir le programme de son être, le choix plus ou moins conscient de s’empoisonner constitue une démission : une décision de ne pas répondre au pourquoi du sens de ce qu’on est venu expérimenter.

 

La vie est toujours en train de chercher des chemins d’évolution ; et notamment à travers des créatures cérébrales comme nous, des tentatives de choix éclairés, et là le choix de s’empoisonner est le contraire d’un choix éclairé : c’est un choix de compromission. On met entre soi et l’Unité, l’Origine et la Vitalité, un filtre d’altération et d’empêchement.

 

Ce faisant on n’a plus accès à son Origine = à ses caractéristiques uniques, précises, précieuses, qui sombrent dans l’oubli ; ni non plus à sa Vitalité promise initialement.

 

C’est un endroit d’autosabotage et de connivence suicidaire qui est un paradoxe fort à notre époque où nous avons beaucoup de connaissances à disposition pour savoir prendre soin de nos corps, de nos esprits ; et en même temps les choix de la plupart ne sont pas ceux-là. Nous n’avons jamais été autant empoisonneurs et empoisonnés, en tant qu’êtres humains, que maintenant. L’empoisonnement de l’environnement par la technique humaine n’est pas nouveau, mais les proportions se sont intensifiées au point de se généraliser et de souiller l’ensemble des écosystèmes terrestres et des éléments (sauf le feu, inaltérable). Cela est de la responsabilité de la démission humaine, dans sa rupture voulue d’avec la nature. C’est une faute grave, représentée dans les mythes par la faute de Chiron, qui prenant le parti d’Hercule le demi-dieu contre les centaures, refuse son animalité, sa corporalité et de fait est blessé dans le corps dans une souffrance incurable qui va le forcer à quitter l’expérience d’incarnation (pour plus d’approfondissement sur le mythe de Chiron, se référer aux nombreux articles à ce sujet sur mon blog).

 

RECONNAISSANCE DE L’ORIGINE

 

Reconnaissance = reconnexion à l’essence.

 

L’Origine permet de se considérer, de s’accepter, de se valoriser tel qu’on est dans sa perfection singulière, qui n’est pas la perfection des normes d’une époque ou d’une société. Quand on se connecte avec sa véritable Origine, on entre dans l’accord profond avec ses coordonnées telles qu’elles sont, et cela permet d’être bien dans sa peau, bien dans son corps, d’accepter pleinement le corps, sans vouloir qu’il soit autrement, et en l’aimant. Car le choix de s’empoisonner révèle la haine du corps. La connexion à l’Origine issue de l’Unité nous permet de nous reconnecter à l’Amour qui nous a amené à la Vie. Cesser de refuser d’être qui on est, de vouloir être autre : le poison altère et révèle le refus d’être soi, pleinement et uniquement soi et pas un autre ; et de vivre pleinement par la Vitalité ce soi unique, ne pas vouloir vivre la vie d’un autre, ne pas vouloir que les autres vivent notre vie à notre place, ne pas vouloir correspondre aux projections que d’autres voudraient que nous interprétions pour lui, ne pas projeter sur autrui notre propre et singulier programme.

 

Avec l’Origine, il y a un très fort appel à se satisfaire du modèle unique qui nous est donné, à l’apprécier, à l’honorer, à l’investir complètement.

 

L’INTENSITÉ DU FEU VITAL

 

La Vitalité est un Feu subtil, solaire, stellaire. Elle se vit comme prolongement Yang de la reconnexion à son Origine Yin.

 

Lorsque je suis pleinement centrée, à ma place, en phase avec la Vie, avec la Terre et le Cosmos, au sein de la Nature et des éléments, l’énergie circule à grands flots pour me nourrir, m’animer, me soigner, m’alimenter et me faire sentir pleinement vivante.

 

La captation précise de Origine-Vitalité commence à nous souffler à l’oreille, à nous suggérer La Voie : à comprendre que le meilleur accomplissement de soi va consister à faire le bon choix à chaque instant. Il y a une idée reçue dans le monde spirituel actuel à travers des lieux communs comme « tout est possible », « l’infini du champ des possibles », je me mets en porte-à-faux par rapport à cela, depuis l’expérience, depuis la compréhension astrologique des thèmes de naissance et depuis notamment cette captation d’Origine-Vitalité. Quand on arrive à l’existence, on arrive par un sas qui est à la fois ouvert et fermé. Il est fermé car on est contraint par nos caractéristiques uniques et par les conditions limitées de vie sur Terre, et il est ouvert parce que à l’intérieur de ces caractéristiques on a le choix des réponses, dans les environnements dans lesquels on se trouve et en fonction des possibilités d’une époque, on a le choix de notre attitude, on a le choix de notre accord avec nous-même ; et le pressentiment qui vient dans cette captation d’Origine-Vitalité, c’est « pour me réaliser et honorer pleinement les caractéristiques qui me sont données, je dois m’aligner avec qui je suis », et depuis cet alignement, à chaque fraction de seconde il y a une seule bonne réponse, un seul bon choix à faire. Après ce sont des séries de choix car les instants se succèdent en une quasi infinité de séquences dans une vie, mais en revanche, si je veux accomplir qui je suis, je n’ai pas réellement de choix entre plusieurs alternatives : pour chaque instant il y a UN BON CHOIX, ou plutôt le MEILLEUR CHOIX. Nous en reparlerons bien sûr dans la présentation du plateau d’élixirs suivant qui est consacré entièrement à ce sujet.

 

Ce n’est pas forcément facile à comprendre dès maintenant, mais la connexion profonde à ces fréquences permet de commencer à l’appréhender. C’est aussi cette compréhension qui va permettre qu’à chaque fois va se présenter la question : suis-je en train de m’empoisonner et de démissionner ? Ou est-ce que je suis en train de me tenir à ma place et d’assumer ma destination ? Dès cet instant on est face à des choix de conscience, qui concernent avant tout l’usage qu’on fait de notre propre vie, de notre propre corps, de notre propre esprit, de notre propre existence, et c’est parfois pour ne pas avoir à supporter le vertige de cette responsabilité qu’on préfère s’empoisonner, altérer son jugement et ses facultés.

 

UNE EXPRESSION DIT : C’EST LA DOSE QUI FAIT LE POISON

 

Refuser de s’empoisonner n’implique pas d’être abstinent en tout et de refuser les plaisirs de la vie. Cela signifie plutôt comprendre la bonne mesure, la juste mesure.

 

L’abstinence comme l’excès, en chaque chose, va constituer de l’empoisonnement. L’abstinence mal vécue dans l’interdit, l’hyper contrôle et la sur-exigence va constituer une maltraitance de soi, à l’inverse une gloutonnerie extrême et l’absence de satiété, de captation de la juste mesure, va générer une noyade dans la substance.

 

Il importe de trouver l’optimum, l’équilibre qui nous correspond, qui varie au fil des instants, qui n’est pas gravé dans le marbre une fois pour toutes, mais cela demande une écoute fine de soi, de se considérer, de se tenir, d’avoir une réflexivité sur ses actes, sur ce qui nous correspond, sur ce qu’on ingère, sur ce qu’on accepte.

 

Dans la question des doses, le poison peut être extrêmement toxique en une prise unique, avec des séquelles, mais bien plus souvent, à doses moindres, il est « toléré » par le corps-esprit humain qui s’y adapte et banalise son lien à l’agent toxique : alors le glissement est plus sournois et souvent plus difficile à repérer puis clore car des habitudes sont prises dans le contexte toxique, et l’être humain habitué normalise la toxicité et n’en ressent pas toujours la nocivité.

 

L’être humain est en osmose avec son milieu, son ambiance, aussi il doit prendre garde à ne pas s’inscrire dans un environnement toxique s’il veut honorer sa destination.

 

Je vous invite à conscientiser votre rapport au poison, votre compréhension de votre Origine et votre expression de votre Vitalité.

 

Et si vous souhaitez approfondir et explorer tout cela ensemble, bienvenue les 1, 2, 3 mai à Runan pour 3 jours magiques en Cercle.


 

 

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