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Le respect

 

La première clé d’émancipation des programmes de prédation/exploitation, c’est le respect.

 

La fréquence du respect pose une limite et une exigence claires, à tous niveaux.

 

Respect de soi / dignité : se respecter soi-même dans le réel de ce qu’on est humainement, en connaissant ses besoins, ses fragilités, ses nécessités, ses possibilités, et en ne se faisant pas violence tout en appréciant l’effort (ce qui renforce).

 

Respect de Soi : que la personnalité reconnaisse l’Être interne transcendant et s’aligne sur sa conscience la plus élevée afin de ne pas se dégrader ni s’avilir, ni se justifier par des mensonges à elle-même.

 

Respect de l’autre, dans la reconnaissance de ses caractéristiques personnelles et de son altérité foncière, ainsi que de l’Essence commune qui nous anime conjointement.

 

Respect des contrats dans lesquels on est engagé, avec possibilité de les réactualiser régulièrement, afin de soutenir la fiabilité, la cohérence, la valeur de la parole donnée.

 

Apprendre et pratiquer les véritables « oui » et « non ». La mise en pratique du consentement s’est beaucoup développée ces dernières années, et c’est une avancée importante pour conscientiser les interactions. Pouvoir et savoir dire « non » a longtemps été interdit et impossible pour de nombreuses strates de populations, notamment les femmes, les enfants, mais aussi les subordonnés dans le domaine du travail, les populations face aux agents de police et aux représentants hiérarchiques de toutes sortes. C’est pourtant une base fondamentale pour pouvoir se positionner en tant qu’être humain. Souvent il est difficile de dire non par crainte des conséquences : des reproches, des représailles, de l’exclusion, de devoir faire face à la déception et au mécontentement du demandeur. Parfois ce n’est même pas envisagé, tant les conditionnements de gentillesse et de politesse ont été intégrés comme obligations d’acquiescer à toute demande. Et puis oser dire « non », c’est prendre le risque qu’on nous dise « non » en retour… C’est prendre le risque de déplaire, peut-être de ne plus être aimé ? Cela demande aussi de faire preuve de force, face à quelqu’un qui va peut-être insister, argumenter, menacer, essayer de forcer.

 

Pouvoir et savoir dire « non » doit être appris à toutes et tous, pleinement autorisé et validé pour soutenir l’évolution de la Présence, Conscience, Puissance, et pour favoriser l’apprentissage de choix éclairés plutôt que l’obéissance aveugle.

 

Le respect nous apprend à écouter, à exprimer, à nous ouvrir tout en préservant notre espace. Il est un préalable indispensable à toute alliance saine.

 

Le respect ne doit pas seulement être demandé à l’autre mais doit d’abord être vécu dedans et incarné. Quand j’incarne le respect, je respecte et je suis respectée ; les limites que je pose sont claires et je capte clairement les limites posées par autrui. Je ne me laisse pas forcer contre mon accord et je ne force pas, que ce soit physiquement ou psychologiquement.

 

Le respect est une acceptation profonde de l’altérité, et des limites inhérentes au fait d’être incarné.

 

C'est aussi le partage du territoire, de l'espace-temps, du terrain de jeux, du paysage, en reconnaissant la légitimité à chaque expression de vie.

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