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Astarté

L’INTENSE TRANSE DE L’INNOCENCE EN JOUISSANCE



Ce matin, après avoir sonné le gong pour la communion de la Trame d’Amour, comme chaque matin, je me laisse glisser dans l’écoute de l’enregistrement.


Depuis le Yin ouvert, je laisse les vibrations sonores entrer dans ma structure, y circuler puis par effet de résonance l’animer ; un mouvement ondulatoire issu de l’utérus se propage dans tout mon corps et au-delà. La danse se déploie, les cellules frétillent, l’ocytocine se répand, le corps se réjouit de devenir cette onde vivante.


La conscience bascule, je me retrouve simultanément dans le présent et dans d’innombrables strates et plans, jusqu’à accéder à un espace fort lointain, archaïque en moi. De cet espace une voix s’exprime, à la fois par des mots, des images, des sensations, des vibrations, des évidences. C’est la voix d’Astarté, connue comme déesse-mère et reine des Phéniciens. Je vais vous retranscrire ici ce que je peux restituer de ce moment.


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« Je viens d’avant votre histoire. Le dernier passage que j’ai fait sur votre Terre était du temps des Phéniciens pendant l’âge de bronze, où je suis intervenue comme gardienne à la frontière entre les mondes, à Tartessos. Durant cette période j’ai fait descendre sur votre plan le raffinement des métaux afin de vous aider à déployer des outils, et le langage symbolique universel par le biais de l’alphabet. J’ai appris aussi les techniques de navigation et de négociation à ce peuple qui a répandu ces savoirs.


Avant même cela, je suis la pleine incarnation du principe féminin. Je suis avant le morcellement. Je suis l’expression de l’Onde primordiale, de la pure jouissance en pulsation. Je représente le mouvement, la transformation. Je suis gardienne des territoires du rouge : l’intense transformation.


Je suis avant la peur, avant la morale, avant la séduction, avant la perversion. Je suis l’expression du plaisir innocent, déployé sans motif et sans histoire. Je suis la pulsion de vie.


J’ai été réprimée au cours de votre histoire humaine. La volonté de contrôle sur l’expérience a généré des tentatives de me museler, de me contraindre, de me contenir et de capturer détourner ma puissance, à travers ce qui est devenu la trame astrale.


La trame astrale s’est tissée pour prendre le contrôle de cette force, la contraindre, la mettre dans des « tuyaux » pour la récupérer et l’utiliser pour d’autres intérêts. C’est ainsi que s’est constituée la trame astrale, sur la puissance de la jouissance féminine.


Il a été posé des verrous sur le principe que je suis. En associant la jouissance avec la dépravation, la pornographie, la prostitution et la manipulation, en associant l’intensité avec la violence, le crime et le sacrifice, en dévoyant l’innocence par le viol des enfants et la complicité des témoins.


Les femmes ont la capacité de jouir instantanément, sans stimulation, juste en se syntonisant sur l’onde de vie. Pour rétablir ce potentiel il leur suffit de décadenasser les verrous qui ont été posés en elles et sur elles.


Quand elles permettent à la jouissance de s’exprimer à travers leurs corps, elles libèrent l’énergie réprimée, se remettent au diapason de l’univers, se régénèrent et s’émancipent de la trame astrale, ce qui leur restitue l’accès direct à leur part divine, l’Être essentiel qui les anime de toute éternité.


Je parle ici des femmes car je constitue le principe féminin. Les hommes ont leur propre mouvement ondulatoire à retrouver et honorer afin que la danse opère.


Si ça se libère, ça va changer les trames.


Qu’ils soient bien conscients qu’ils n’ont pas à copier les femmes ni à les craindre, ni à chercher à restreindre ou étouffer ou capter leur potentiel de transcendance. L’un et l’autre principe ont leur accès direct et ne sont pas en concurrence, mais en interdépendance. C’est lorsque chacun et chacune active son potentiel interne qu’il et elle peut ensuite s’unifier avec un partenaire en correspondance vibratoire. Le partenariat entre l’homme et la femme n’a rien à voir avec une guerre sexuelle. »


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Les verrous se trouvent dans la frustration des corps ; dans la répression de la morale ; dans toute la perversion autour de la sexualité, la pornographie, l’addiction, les fantasmes ; dans la croyance que les femmes devaient/pouvaient se servir de leur puissance sexuelle pour manipuler les hommes et pour être entretenues ; dans la crainte terrible des hommes d’être émasculés ou mangés ; dans leur envie enfouie aussi de se fondre dans le Yin ; dans leur fureur à tenter de prendre de force ce qui ne leur appartient pas ; dans le fait de quêter dehors ce qui est déjà là dedans… tous ces dévoiements qui constituent le cadre actuel de la sexualité humaine et qui empêchent le flux de vie de circuler, et récupèrent la puissance pour l’utiliser ailleurs et empêcher la libération et l’évolution humaine.


La jouissance primordiale est innocence, elle n’est associée à aucune perversion ni aucune séduction, cela n’a rien à voir.


Elle n’a pas besoin d’aller quelque part, et en même temps elle ne fait que circuler. Astarté, comme principe féminin, est l’intense transformation et circulation. À la frontière de Tartessos, Astarté fait circuler d’un monde à l’autre, d’un état à l’autre, et permet aux femmes d’éprouver la multidimensionnalité, la simultanéité de la conscience sur différents plans.


Tartessos est la frontière de la zone rouge, elle n’emmène ni vers l’enfer noir ni vers le paradis blanc, mais est une porte entre les mondes visible et invisibles au sein de la vie. Astarté permet de passer outre la trame astrale par le portail de Tartessos, d’accéder directement aux plans vitaux essentiels sans le dévoiement des histoires, allégeances et croyances astrales.


L’état de base de jouissance n’est pas lié à des histoires, il se fait tout seul, il n’y a aucune nécessité causale de tomber amoureux, d’être excité, séduit, stimulé. Cela est. Cela est quand on ouvre les verrous qui empêchent.


Plus les femmes laissent circuler l’Onde en elles, autorisent la jouissance spontanée, plus les trames astrales perdent de leur capacité d’enfermement des êtres humains. Au niveau primordial, la jouissance innocente d’une femme est son état de base de reliance à la vie, c’est l’état Yin primaire, de juste être là dans cette pulsation.


La volonté de contrôle Yang a été à la source du verrou. En rétablissant l’innocence et la confiance Yin, cela rétablit l’harmonie et la connexion essentielle.


Astarté vit au plus profond de nous, dans les profondeurs archaïques, dans l’élan vital de la vie bouillonnante, sauvage, instinctuelle et sensuelle. Dans les danses ondulantes de nos corps libérés, dans le frémissement de nos soupirs intimes, dans la transcendance de nos transes spontanées, dans le serpent-onde de la transformation, dans l’oiseau qui vole et voit de là-haut, d ans la femme réjouie qui rit et jouit sans retenue, sans peur ni honte. À son rythme propre, dans sa fragrance unique et sa complétude assumée.


Elle vient recoller les morceaux des femmes démembrées et atomisées, rétablir les autorisations de vivre pleinement et illuminer les étoiles de nos firmaments.










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